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La posture du bon élève en entreprise

Etre un bon élève pendant son parcours scolaire et universitaire génère de grandes satisfactions, pour soi-même et pour ses proches parents. Tout semble alors, aller pour le mieux.
L’arrivée en entreprise sonne souvent le glas de cette période faste, en générant désarroi et désillusion. Car les attendus du monde du travail ne sont pas ceux de l’école, et la posture de bonne élève peut même devenir un handicap.
Il arrive que des mois et des années se passent, sans que le bon élève comprenne pourquoi il n’obtient plus le succès qui l’avait pourtant accompagné pendant toute sa scolarité.

Regardons ce paradoxe.

Le bon élève apporte à l’entreprise son courage, sa persévérance, le goût du travail bien fait. Il a également développé l’obéissance à ce qui est attendu du professeur, une certaine soumission. Il met en permanence tout en œuvre pour rendre sa copie la plus parfaite possible, en vue d’obtenir l’approbation de la hiérarchie. Ce perfectionnisme, lié à une forte exigence intérieure, peut le conduire au burn-out.

Sophie Péters, dans un article du Monde en date du 11 novembre 2015 parle du « syndrôme du bon élève ». « Héritier de l’école, le bon élève se met, à son insu, dans une posture infantile. Habitué à être félicité, il vise, sous couvert d’excellence, l’approbation constante de sa hiérarchie. Et sacrifie sur l’autel du savoir-faire, sa prise d’initiative, son entregent, et autres qualités de savoir-être qui sont, dans le  monde du travail, la marque d’un potentiel. »

Cette posture du bon élève n’est donc pas le meilleur atout pour une carrière, surtout si l’on souhaite  prendre des responsabilités. Car la logique de l’entreprise est différente.

En effet, il s’agit moins de briller en trouvant seul la solution à un problème donné, qu’apprendre à coopérer avec ses différents interlocuteurs : collègues, hiérarchie, clients internes ou externes, voire une équipe, en cas de posture managériale ou de conduite de projet.

La soumission doit alors laisser place à une posture plus adulte, générant l’intelligence collective, permettant à chacun de donner le meilleur de lui-même. Dans un monde complexe, compétitif, il convient de cultiver la pro-activité, l’ouverture à l’autre, l’intelligence des situations, l’assertivité.

Comprendre cela peut grandement faciliter l’intégration du bon élève à la sortie de sa scolarité, et lui permettre ainsi de déployer tous ses talents en entreprise.

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